Re: Les livres sur le rap

Dossier de presse enfin mis à jour :
http://www.fakeforreal.net/index.php/po … T-Mixtapes

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Re: Les livres sur le rap

L'horizon est lointain, mais ça pourrait être intéressant :
http://www.capebretonpost.com/living/hi … ge-235545/

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33 (edited by Lex_lugor 2018-10-12 21:58:21)

Re: Les livres sur le rap

Gangsta Rap de Pierre Evil, je l'ai découvert grâce à la seconde édition du Mot et le reste, c'est passionnant, pas centré que sur la musique, ça se lit comme un roman.
Et sinon Sylvain, tu es parti pour un 4eme bouquin sur le rap féminin vu toutes tes dernières chroniques?

Re: Les livres sur le rap

Très bien le Gangsta Rap, oui. Super foisonnant mais très bien. J'en parle bientôt.

Sinon, oui, il y a un petit quatrième en route, mais j'en dirai plus plus tard.

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Re: Les livres sur le rap

Oui tout d'accord avec vous, j'ai aussi découvert avec cette réédition et ça se lit super bien.

Moëvöt & Chandon.

Re: Les livres sur le rap

Oh beh ça tombe bien si t'es deep dans ce jeu. J'ai un trou de mémoire. Y'avait une meuf métisse suédoise, fille de quelqu'un de connue dans mes souvenirs, qui était dans un collectif de rap féminin (3 membres dans mon souvenir). Puis elle a dérivé vers une sorte de rnb altermondialiste.
Dans ma tête c'était salt n pepa parce que je pensais que son blaze c'était Cherryl ou un truc du genre. Mais cherryl de salt n pepa n'a rien de suédoise en fait.

Et quand je tape "meuf métisse suédoise rnb altermondialiste" dans google il trouve rien cet incapable. Une hip hop head a mon dos ou pas ?

Re: Les livres sur le rap

Neneh Cherry ?

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Re: Les livres sur le rap

Salut Sylvain,

Sur ton blog, livres sur le rap français:
"Considérer que le rap français, c'est comme le rap américain, c'est comme penser que Johnny Hallyday, c'est du rock 'n' roll"

Ah non, monsieur... C'est pas comparable aux yéyés

1) les rappeurs français ne sont pas sélectionnés comme un boys band genre "salut les copains" et ce n'est pas une histoire créée par des managers de labels
2) ils ne refont pas les standards américains en traduisant en français
3) Ca fait 30 ans que ça dure, les yéyés, ça a duré genre 5 ans.

Sinon, on s'en sort plus sur qui de la poule et l'oeuf, qui a commencé, etc.

En plus, qui a dit: "Considérer que le rap français, c'est comme le rap américain" d'ailleurs ?

Voilà...

Vincent celuiquiaécritRegardetajeunesseblabla ;-) Je viens de commander Mixtapes, cool (je sais je suis lent)

Re: Les livres sur le rap

ice-axe wrote:

1) les rappeurs français ne sont pas sélectionnés comme un boys band genre "salut les copains" et ce n'est pas une histoire créée par des managers de labels

Bénis soient ceux qui ne se rappellent pas de Max 2 109.

Re: Les livres sur le rap

Connais pas ça... Même Google avec max sang neuf... C'était un boys band de rappers ?

Re: Les livres sur le rap

Un concours radio-crochet organisé par Skyrock pour découvrir les jeunes montants du rap français, matraqués sur Sky pendant... Trois mois? Chacun avec leur semaine sur Planète Rap. Sponsorisé par Sony et début "révélations" de La Fouine et Les Amateurs, qui ont gagné un contrat dans le coup.

Re: Les livres sur le rap

Hello Vincent, content de te voir dans les parages !

En parlant de Johnny Hallyday, je ne pensais pas nécessairement aux yéyés, mais au rock français en général.

Tout d'abord, Johnny est apparu avant les yéyés, même s'il est devenu plus tard leur chef de file. Et il a duré bien, bien, bien plus longtemps que cette vague (dont beaucoup d'autres représentants, au passage, ont aussi survécu).

Il était aussi un véritable amateur et connaisseur de rock'n'roll américain, en tout cas celui des 50's. C'était la même chose pour toute la bande du Golf-Drouot, qu'on pourrait en quelque sorte comparer au terrain vague de la Chapelle.

Un jour, je l'ai entendu dire très honnêtement que ce qu'il faisait, ce n'était pas du rock, mais de la variété revisitée par le rock. C'est exactement ce qu'on pourrait dire d'autres grandes figures comme Jean-Jacques Goldman : formellement, c'est totalement du rock californien, et pourtant, c'est de la variété. Il est plus écouté par les fans de Dalida que par les fans des Byrds.

Le rap français, c'est pareil. Formellement, c'est du rap, mais ce n'est pas tout à fait la même musique. Ce n'est même pas tout à fait le même public. Je parle du rap français dans sa globalité, la situation est plus nuancée si tu te penches sur les cas individuels.

Et ce n'est absolument pas un problème. Je ne dis pas que le rap français doit être identique au rap américain, ou qu'il doit être radicalement différent. Il est là, il a le mérite d'exister, il intéresse les gens pour une bonne raison. Mais dans sa globalité, je le vois plus s'inscrire dans le prolongement de la variété française, pour des raisons que j'ai évoquées ailleurs. Et pour le coup, sans jeter de discrédit sur son public, ça ne m'intéresse pas trop, même si j'aurais tendance à préférer le rap français qui s'assume variète, à celui qui se croit cousin des Américains (à quelques nuances et exceptions près, comme toujours).

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Re: Les livres sur le rap

Hello!

J'avais les yéyés en tête... sorry

Si on prend la globalité du rock français, des années 50 à maintenant, et qu'on dit que c'est du rock formellement mais pas du rock américain car situé... en France, c'est en effet vrai car une évidence :-) Que les fans de Johnny écoutent des rockeurs français plutôt que des rockeurs américains, c'est pareil. Et oui, ça s'applique au rap français, mais aussi à toute culture étrangère ayant une pratique en France. Ce raisonnement s'applique même au football, inventé en Angleterre et le foot français est différent et le public français s'intéresse plus au PSG ou à l'OM...

Est-ce la même musique, du rap français et US ? Tu penses que non, mais honnêtement, c'est la même chose, les gars ont commencé sur les mêmes boites à rythmes, les TR808, les MPC, les mêmes logiciels de MAO, ils placent les mêmes kits de batteries. A part la langue, c'est strictement la même chose.

Le public rap US et rap français est aussi strictement le même, soit des jeunes de tout milieu social.

"Mais dans sa globalité, je le vois plus s'inscrire dans le prolongement de la variété française, pour des raisons que j'ai évoquées ailleurs. Et pour le coup, sans jeter de discrédit sur son public, ça ne m'intéresse pas trop, même si j'aurais tendance à préférer le rap français qui s'assume variète, à celui qui se croit cousin des Américains (à quelques nuances et exceptions près, comme toujours)."
Le rap français s'inscrit beaucoup moins dans la variété (on va dire "pop") que le rap américain! Tu ne vois aucun groupe de rap français dans les chaines mainstream et "Public!" fait ses couv sur Jay Z, Kanye West ou Drake, pas sur Jul, PNL ou Damso. Jay-Z a le phone d'Obama et est accepté en tant qu'artiste "pop", alors que pour Booba, les politiques lui crachent dessus malgré un succès incontesté depuis 20 ans et il passe pas sur TF1 ou dans les talk shows cool.

Je pense que le débat se place plutôt sur "qui fait évoluer le game" plutôt que la qualité. Car encore une fois, la qualité musicale en France est là. Les US n'ont pas accès au rap français donc il n'y aura jamais de validation sur la qualité du rap français de leur part, mais le faudrait-il? Si demain, t'as Drake qui appelle un producteur français pour des sons, ça n'étonnera personne (de la même façon que Lady Gaga a appelé DJ Snake par exemple ou Black Eye Peas avec David Guetta, ou même inversé Pharrell/Dafts).

"Qui fait évoluer le game", c'est là où je pourrai te retrouver je pense et c'est le problème du rap français. Typiquement, le rap français doit-il attendre que les US passent à l'autotune, à la trap ou à la drill pour s'y mettre ? Ca, ça fait pitié, mais quand un PNL se met à l'autotune et au Cloud Rap, c "suiveur" mais c pas de qualité moindre.

Perso, quand je vois des trucs qui innovent, qui "font évoluer le game", genre un Damso, un PNL, Triplego ou Jul, etc. je ne vois pas l'équivalent dans le rock français qui ait fait évoluer le game, Johnny ou Goldman sont restés au stade Benny B du rock. C'est juste mauvais car en fait ils sont restés dans une pratique rock archaïque et sont ensuite passés à de la variété.

Re: Les livres sur le rap

Euh, depuis Johnny et Goldman il y a quand même eu d'autres rockeurs.
Que ce soient Gainsbourg ou Dutronc, certains ont eu un succès national et international... Il y a énormément de groupes de rock partout dans le monde qui référencent Magma comme une inspiration, et puis Phoenix aussi.
Si tu tombes sur des connaisseurs, ils te balanceront sans problême les noms d'Indochine, Noir Désir, Rita Mitsouko, Téléphone.

C'est sans compter la scène Black Metal, qui est largement reconnue comme une des meilleures du monde avec Les Légions Noires et plus récemment Blut Aus Nord ou Deathspell Omega.

Jay-Z a le phone d'Obama et est accepté en tant qu'artiste "pop", alors que pour Booba, les politiques lui crachent dessus malgré un succès incontesté depuis 20 ans et il passe pas sur TF1 ou dans les talk shows cool.

Bénis soient ceux qui ne se rappellent pas que Doc Gynéco a fait campagne pour Sarkozy.

Re: Les livres sur le rap

ice-axe wrote:

Ce raisonnement s'applique même au football, inventé en Angleterre et le foot français est différent et le public français s'intéresse plus au PSG ou à l'OM...

Tout à fait ! Et pourtant, le championnat anglais est beaucoup plus intéressant que le championnat français, non ?


ice-axe wrote:

Est-ce la même musique, du rap français et US ? Tu penses que non, mais honnêtement, c'est la même chose, les gars ont commencé sur les mêmes boites à rythmes, les TR808, les MPC, les mêmes logiciels de MAO, ils placent les mêmes kits de batteries. A part la langue, c'est strictement la même chose.

Formellement, oui. Tout comme l'essentiel de la variété française dans les années 80 était formellement du rock. On continuait juste à l'appeler variété. La principale raison pour laquelle on appelle le rap français le rap, c'est qu'il est le fait des "minorités visibles" (trouvez un meilleur terme si possible), et qu'il semble symboliser une rupture générationnelle, mais au fond c'est le même mécanisme.


ice-axe wrote:

Le public rap US et rap français est aussi strictement le même, soit des jeunes de tout milieu social.

Est-on si sûr que c'est le même public ? Avons-nous des études qui le prouvent ? Ce n'est pas nécessairement ce que j'observe moi-même.



ice-axe wrote:

Le rap français s'inscrit beaucoup moins dans la variété (on va dire "pop") que le rap américain! Tu ne vois aucun groupe de rap français dans les chaines mainstream et "Public!" fait ses couv sur Jay Z, Kanye West ou Drake, pas sur Jul, PNL ou Damso. Jay-Z a le phone d'Obama et est accepté en tant qu'artiste "pop", alors que pour Booba, les politiques lui crachent dessus malgré un succès incontesté depuis 20 ans et il passe pas sur TF1 ou dans les talk shows cool.

Je parle de la variété française, non ? Pas de la pop américaine, qui est effectivement son homologue (mais qui est différente).


Je réponds à la suite quand j'ai plus de temps smile

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